Information des syndicats du 14 février 2017

Monsieur l’Ambassadeur de France,

Madame la Proviseure,

Chers parents d’élèves présidant l’APE et l’UPEL,

Chers élus de l’AFE,

Chers conseillers consulaires,

Cher député,

Chers collègues,

 

La nouvelle est tombée hier midi, lundi 13 février : les enseignants résidents dont le renouvellement de détachement était soit refusé, soit encore en suspens, l’ont finalement obtenu, et pour 3 ans.

Chacun peut imaginer l’immense soulagement que ce fut pour les principaux intéressés bien sûr, mais plus largement aussi, pour la communauté du lycée français de Vienne.

 

La mobilisation des personnels aura donc porté ses fruits : dans un lycée traditionnellement pourtant peu enclin aux démonstrations de force, le taux d’enseignants grévistes (plus de 90 %, primaire et secondaire confondus) était sans doute suffisamment remarquable pour attirer l’attention.

Ne sous-estimons pas la contribution amicale de tel article du Canard enchaîné, tombant à point et bien documenté, ou de telle chronique de France inter – entre autres.

 

Mais nous savons que la volonté seule (même aussi clairement manifestée) n’aurait pas suffi sans de nombreux soutiens – aussi discrets qu’indéfectibles, venu du politique ou des associations de parents – notamment, mais on respectera ceux qui préfèrent l’ombre.

Au nom des personnels du lycée, veuillez recevoir nos plus sincères remerciements pour l’attention accordée aux personnes – et pas seulement à des « dossiers », comme il en existe tant d’autres.

 

Merci du temps donné à l’occasion d’entretiens longs parfois, mais nécessaires comme vous l’avez compris, quand il s’agit de comprendre des situations ubuesques.

Merci pour le travail ingrat, aussi – invisible souvent et dans l’urgence - de rédaction, de traduction ou de distribution de tracts, tôt le matin, sur les deux sites d’implantation de notre établissement – par exemple.

 

Deux points continuent cependant d’inquiéter au plus haut point et de mobiliser les énergies (il n’est pas impossible que chacun(e) de nous soit sollicité à nouveau sollicité en mars, à cette occasion) :

 

- la situation de deux collègues qui, en l’état, sont en situation de perdre leur statut de résident suite à une décision inattendue de l’AEFE (ils ne doivent ce statut que grâce au regroupement, chaque année, d’heures libérées par leurs collègues résidents, par exemple suite à des temps partiels ; or l’AEFE refuse tout simplement de reconduire ce dispositif, plaçant ces collègues dans une situation que vous pouvez imaginer…)

 

- la volonté de l’AEFE de supprimer un support résident en lettres dans un établissement où (en plus du principe même de la suppression des supports de postes résidents, contesté) les besoins dans cette discipline sont voués à croître (du fait de l’évolution des profils inscrits en primaire, les enseignants constatent depuis plusieurs années une baisse significative du temps d’exposition des élèves à la langue française ; une telle décision témoigne d’une méconnaissance ou d’une incohérence de l’AEFE qui ne peut pas rassurer ni les personnels ni les familles…)

 

Si les raisons de se réjouir sont réelles, la vigilance des personnels reste donc totale car nous voyons la fragilité des décisions précises, qui survivront peut-être à ceux qui les ont prises.  Ainsi, dans sa réponse hier aux différents syndicats enseignants, ce n’est sans doute pas sans raison que M. Noblecourt, directeur de cabinet de Madame la Ministre de l’Education Nationale, minimise clairement les faits (« seuls quelques enseignants se sont vus refuser leur renouvellement de détachement » sur les 9 000 enseignants détachés), confirme la logique qui les légitimait et donc continuera de prévaloir (« refus de détachements justifiés par des nécessités de service »), laissant ainsi la porte ouverte à  ce que nous craignons tous ici à terme (ces cas de non renouvellement ont lieu pour l’instant « essentiellement dans le premier degré », mais les mêmes nécessités existent naturellement dans le secondaire, même si sa gestion différente des détachements semble nous mettre provisoirement à l’abri…)

 

Au moment même où le lycée s’apprête à recruter de nouveaux enseignants résidents (début mars), et alors même que direction et représentants du personnel consacrent beaucoup d’effort à refondre le barème servant à l’étude des dossiers de candidature (pour rendre plus efficace et plus juste encore le travail en CPPL), vous comprendrez l’importance des décisions prises et, au moins autant, de celles qui viendront.

 

C’est de sens dont il est question. Tout simplement.

 

Vous renouvelant nos remerciements les plus vifs pour votre engagement indéfectible,

 

Et souhaitant que vous saurez trouver, encore une fois, les moyens de relayer notre voix sur ces dernières questions qui, nous en avons l’intime conviction, engagent également réellement l’avenir,

 

Bien cordialement,

Pour l’intersyndicale (SE-Unsa / SNES / Snuipp / SGEN)

Sébastien Cordier, un des représentants du personnel du lycée français de Vienne

 

Grève des enseignants le jeudi 9 février 2017

Une grève des enseignants a eu lieu le jeudi 9 février. Tous les enseignants n’y ont pas participé et les parents ont été informé par le lycée dans la mesure du possible si leur enfant était concerné. 

Ci-joint une information de la part des enseignants:

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L'article du Canard Enchainé du 8 février 2017

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Pétition des syndicats

Pétition du SNUipp-FSU pour le renouvellement des détachements par les ministres de l'Education Nationale et des Affaires étrangères: ici

 

Motions présentées au Conseil d'établissement du 16 janvier 2017

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Motion 1 (FSU-SE-Unsa-parents-betriebsra
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Motion 2 (SE-Unsa, FSU, parents, betrieb
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